Salut tout le monde!
Comme l'avez certainement remarqué, nous n'avons mis qu'un article depuis que nous sommes en Equateur... En fait c'est parce que tout ce passe très mal et que nous ne voulons pas écrire des articles simplement pour nous plaindre!
Non je plaisante ^^ L'association pour laquelle nous travaillons ici, nous oblige (de vrai tortionnaire) à tenir un autre blog, et en vérité c'est assez compliqué de mettre à jour les deux, donc voici simplement l'adresse de l'autre blog- où il y a déjà pas moins de 4 articles woooooooouuuuuu :
http://hoequateur.over-blog.net/
Voilà, vous pouvez maintenant continuer à suivre nos fabuleuses aventures!
A bientot donc.
Affichage des articles dont le libellé est tourisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tourisme. Afficher tous les articles
jeudi 12 juillet 2012
mercredi 27 juin 2012
L'empereur mégalo
Bonjour
à tous ! Comme promis, voilà le dernier chapitre de notre extraordinaire
aventure péruvienne, l’ultime volet de notre folle escapade touristique dans ce
pays magnifique. Alors certes on a pris un peu de retard dans l’écriture du
blog, puisque ça fait maintenant plus de 2 semaines que nous avons posé nos
valises en Equateur. Mais que voulez-vous nous sommes tout simplement débordés,
entre les multiples sorties liées au projet et surtout les rencards incessants
que nous donnent les équatoriennes. Mais je vous jure que ça valait le coup
d’attendre, car nous allons finir en fanfare avec la :
4ème
étape : Cusco, la Vallée Sacrée et le Machu Picchu
Rien
qu’à l’évocation de ces noms que tout le monde ou presque a déjà croisé au
moins une fois dans sa vie (cf. Garou), ce dernier chapitre s’entoure d’une
aura de mystère et de légende. Et vous allez vous rendre compte qu’elle n’est
en rien usurpée.
Cusco,
d’abord (ou Cuzco). Si elle a inspiré à Disney une sombre histoire d’empereur
qui se transforme en lama pour apprendre à cracher plus loin, c’est avant tout
une ville, et pas n’importe laquelle, puisqu’elle fut la capitale de l’empire
inca (elle répondait alors au doux nom de Tawantinsuyu). Elle est située au sud-est
du Pérou, à la limite est des Andes, ce qui lui offre une honorable altitude de
3 400 m. La légende veut qu’elle ait été fondée entre le XIe et le XIIe siècle
par le premier Inca Manco Capac lui-même, et sa femme, Mama Ocllo, juste après
leur naissance épique dans les eaux du lac Titikaka.
Tiens, ça me fait penser
que j’ai oublié de vous dire à combien d’heures de bus on a eu droit cette
fois-ci, pour rallier Cusco depuis La Paz. Faites vos jeux, les paris sont
ouverts ! Un indice, ce fut encore un voyage long et fastidieux, avec
notamment un passage de frontière difficile. Celui d’entre vous qui trouvera la
bonne réponse, qui est 13h, remportera une photo dédicacée de Julien et Clément
en pagne dans la jungle.
Tout ça pour dire que
Cusco est une ville splendide, probablement la plus belle que l’on ait vue
jusqu’à présent en Amérique du sud. Petites rues pentues pleines de charme,
Plaza de armas vaste et majestueuse avec ses arcades et sa cathédrale, collines
verdoyantes cachant des ruines chargées d’histoire… Un vrai régal pour les
yeux.
La Place d’armes, prise depuis la
terrasse d’un bar, quel hasard…
Lors
de notre séjour dans la ville, nous avons assisté à une manifestation de
professeurs des écoles qui nous a rappelé notre bonne vieille patrie, mais
surtout à une démonstration de danses traditionnelles proposée par des groupes
venus des quatre coins du pays rivalisant de virtuosité et vêtus de costumes
plus bariolés les uns que les autres. On s’est bien essayé à quelques pas, mais
il semblerait qu’on soit définitivement perdus pour la danse.
Et on fait tourner
les jupettes…
Apparemment,
les environs directs de Cusco valent également le détour. Malheureusement,
notre timing serré et nos bourses bien vides (esprits tordus s’abstenir) après
deux semaines de tourisme ne nous ont pas permis d’aller vérifier par
nous-mêmes. Mais c’était pour mieux profiter de ce qui allait suivre : la
visite del Valle Sagrado, la Vallée Sacrée des Incas.
Baignée
par la rivière Urubamba, sacrée elle aussi, elle fut très appréciée des Incas
pour son climat propice à l’agriculture (culture du maïs notamment) et pour ses
richesses naturelles. Elle regroupe aujourd’hui de très nombreux sites archéologiques
incas et abrite encore quelques communautés indigènes isolées sur les hauteurs.
On y trouve aussi des mines de sel, qui lui en revanche n’est pas sacré.
La vallée ça crée des liens
Nous nous sommes arrêtés à Pisaq, petit
village typique célèbre pour son marché artisanal qui propose bijoux, tissus et
autres curiosités. Les marchands étaient tellement bons vendeurs qu’on n’a pas
pu s’empêcher de dévaliser les étals, c’est papa et maman qui vont être
contents, ils pourront bientôt redécorer le salon.
Mais Pisaq, ce n’est pas seulement
un traquenard d’où vous repartez sans le sou et les bras chargés de bric-à-brac,
c’est aussi un complexe archéologique majeur, construit à flanc de falaise dans
un cadre majestueux. Il rassemble temples, citadelle et cultures en terrasses,
preuve que le site a cumulé à la fois des fonctions religieuse, militaire et
agricole. Impressionnant de voir comment les Incas ont réussi à dompter la
montagne et son relief capricieux.
Malheureusement,
les espagnols vinrent pis saccagèrent tout
Mais nous n’avions encore rien vu du
génie architectural inca. Quelques kilomètres plus loin, le site
d’Ollantaytambo est une pure merveille. Dans les hauteurs, à 2 800 m
d’altitude, siège une forteresse massive qui fut l’objet de combats acharnés
entre les conquistadors espagnols et les résistants incas après la chute de
Cusco. Elle se présente sous la forme de gigantesques gradins qui rendent
l’ascension difficile pour les éventuels assaillants. Tout au sommet rayonne un
temple qui devait rester à jamais inachevé, mais on peut ainsi mieux voir avec
quelle précision ils taillaient les blocs de pierre rouge, qui s’emboîtent
parfaitement (tel un célébrissime jeu de construction danois pour enfants et
grands enfants dont je tairai le nom). Imaginez la force de travail titanesque
qu’il a fallu réunir pour faire monter ici, à l’aide de simples plans inclinés,
des rocs de plusieurs tonnes, extraits dans une carrière éloignée de plus de 6
km !
Féroces guerriers incas en costume traditionnel défendant
corps et âme la forteresse
Le village d’Ollantaytambo vaut
encore plus le détour, puisque c’est l’un des seuls vestiges de l’architecture
urbaine inca. Les rues sont agencées en forme d’épi de maïs, les maisons
représentant les grains, séparés les uns des autres par un système de canaux.
Le tout présente un cachet certain et offre une incroyable sensation de
quiétude, et l’on se surprend à déambuler au hasard dans ces ruelles étroites
au charme d’un autre temps.
Le village inca d’Ollantaytambo.
Note à benêt : l’enseigne n’est pas d’époque
Nous
grimpons ensuite dans le train qui nous conduit jusqu’à Aguas Calientes, porte
du Machu Picchu. On ne peut pas deviner le site d’ici, mais rien que de se
tenir au pied des montagnes est déjà très impressionnant. Nous nous empressons
de nous blottir dans les couvertures d’un hôtel fort chic pour récupérer de
cette journée riche en émotions et surtout pour pouvoir profiter au maximum de
ce qui nous attend le lendemain…
Quand on vous dit qu’on est « au
pied » des montagnes, ce n’est pas un abus de langage !
Tout
le monde se lève plein d’excitation, sauf Julien, qui à force de se vanter sans
cesse que lui est toujours en pleine forme alors que ses petits camarades
souffrent régulièrement de problèmes digestifs, a fini par réveiller une
vieille malédiction inca pile poil le mauvais jour : le voilà malade au
moment de visiter l’un des plus beaux sites du monde !
Entre
Cordillère des Andes et forêt amazonienne, entre histoire et légende, entre
sanctuaire religieux et résidence du grand Inca Pachacutec, une chose est
sûre : la cité inca du Machu Picchu est un lieu magique, mystique, et je
vais vite manquer de superlatifs pour décrire la splendeur de ces ruines et
l’atmosphère surréaliste qui s’en dégage. Construit au XVe siècle, classé
Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1983, il n’a pas usurpé son titre pourtant
officieux de Merveille du monde moderne. Force est de constater que malgré ses
400 000 visiteurs par an, les mesures de protection du site sont plutôt
efficaces, l’ensemble se montrant propre, bien conservé (en dépit des assauts
incessants d’un lichen destructeur) et préservé des fléaux du tourisme de
masse.
Perché
à 2 400 m d’altitude, entre le mont Huayna Picchu (montagne jeune en quechua) et
le mont Machu Picchu (montagne vieille) qui lui a donné son nom, ce joyau du
génie inca abritait dans ses rues et ses maisons aux murs faits de pierres
grossièrement taillées liées par de la terre un petit millier d’habitants
probablement issus de la noblesse. Mais les mots ne suffisent pas, place aux
images :
Vue d’ensemble du site, avec en fond le Huayna Picchu. Si vous
basculez la photo de 90° vers la gauche, vous distinguerez sans peine le visage
de l’Inca se dessiner dans les montagnes.
En revanche, basculer la photo de
180° vers la gauche ou la droite ne vous fera rien voir de plus, à moins que
vous ne soyez sous l’emprise d’une quelconque substance illicite.
Dans ma té-ci c’est la sère-mi y’a rien à
faire tout est en ruines
On
a emprunté le chemin de l’Inca originel, qui nous a tous mené, après 2h de
marche dans un panorama idyllique, jusqu’à la Porte du soleil (sauf Julien, qui
payait là le prix de son impertinence et se contentait de visiter dans le
détail les majestueuses toilettes du Machu Picchu).
La Porte du soleil (mais aussi de quelques
nuages)
L’après-midi,
la plupart des autres touristes ayant levé le camp, on a pu profiter du site
pour nous seuls ou presque, ce qui nous a permis de débusquer les nouveaux
maîtres des lieux, à savoir les lamas, les mille-pattes géants et les
lapins-écureuils.
Des oreilles de lapin, une queue d’écureuil,
je vous présente le lapin andin (qui n’a rien de crétin)
Pause goûter
Quels visionnaires, ces Incas :
ils avaient même prévu des tribunes pour accueillir les futurs nombreux visiteurs (lol
mdr ptdr) !
Voilà,
je pourrais vous montrer des photos pendant des heures, même si elles ne
rendent pas justice à la beauté du site et surtout à l’incroyable puissance
mystique qu’il dégage, qui nous fait croire sans peine qu’on pourrait croiser
un véritable inca au prochain coin de rue. C’est à regret que nous quittons les
lieux, en nous jurant de faire partager notre visite au plus grand nombre et de
revenir un jour.
C’en
est fini de notre tour du Pérou en 20 jours. Enfin quand je dis fini, j’oublie
les 20h de bus entre Cusco et Lima, puis les 15h pour rallier Cajamarca et nous
remettre péniblement au travail, portant ainsi notre total à 103h de bus !
Mais qu’est-ce que ça en valait le coup ! Après avoir vu ça on envisage
sérieusement de s’acheter chacun une nouvelle paire d’yeux, histoire de
s’assurer que ceux-là ne perdent pas une miette des images sublimes amassées
lors de notre périple !
J’espère qu’à travers
cette série d’articles vous aurez pu vous faire une idée des splendeurs de ce
pays aux paysages si variés qu’ils n’ont en commun que leur beauté, et que
malgré mes calembours intempestifs vous aurez pris plaisir à voyager un peu
avec nous. Nous en tout cas avons vécu une expérience véritablement unique, et
c’est un bonheur de vous la faire partager.
NG
mercredi 13 juin 2012
Bonnes soeurs, condors et feuilles de coca
Non mais vous n’avez quand même pas cru que
j’allais me contenter d’un tel torchon simplement parce que je suis entouré
d’incultes illettrés intellectuellement inaptes ? Je refuse de m’incliner
devant la première critique. Surtout que je sais bien qu’au fond ils les aiment
mes articles. Ils disent ça rien que pour m’embêter. Alors oui il est vrai que
de temps à autres je me laisse emporter et que j’ai tendance à écrire des
pavés, mais c’est avant tout pour occuper un peu vos mornes journées
européennes (et aussi un peu pour les faire râler).
Reprenons notre agréable balade touristique, mais
cette fois dans ce style joyeux et dynamique que vous appréciez tant (ou
pas) :
3ème
étape : Arequipa, Titikaka et Bolivie
Après la côte Pacifique
et le désert, notre périple nous mène (via 13h de bus supplémentaires) jusqu’à
Arequipa, deuxième plus grande ville du Pérou (derrière Lima), tout au sud du
pays. Dotée d’une situation exceptionnelle au milieu des volcans, dont le Misti
(5 800 m d’altitude) au sommet éternellement enneigé, elle conserve un charme
indéniable malgré les nombreux épisodes sismiques qui l’ont ébranlée ces
dernières années. Le sillar, la pierre blanche des volcans qui constitue
l’essentiel de son architecture, lui donne un aspect propre et soigné,
notamment dans le centre colonial et ses arcades
.
C’est propre, pigé ?
Parmi les principaux
sites dignes d’intérêt, le monastère Santa Catalina : fondé en 1580 mais
ouvert au public seulement en 1970, il abritait (et abrite encore) une centaine
de religieuses issues des plus grandes familles de la région. Construit comme
une forteresse, c’est une véritable ville dans la ville, avec ses jardins
soigneusement entretenus, ses cuisines communes et ses ruelles étroites menant
des cloîtres orangés ou bleutés aux minuscules cellules où les nonnes vivaient
recluses. Enfin, quand je dis minuscules, je ne parle pas des chambres des
mères supérieures, vastes et richement meublées. A en juger par leurs portraits
sur les murs, ces femmes n’avaient d’austère que le caractère et mangeaient
plus qu’à leur faim. On comprend facilement à qui étaient destinées les
confortables dots que les jeunes filles de bonne famille apportaient à leur
entrée au couvent… Les bâtiments, dont certains sont ornés de grandes fresques
religieuses sur l’extérieur, hébergent une riche collection de peintures ainsi
qu’un musée archéologique.
Ici, la mona se terre
Si la visite
d’Arequipa ville fut paisible et reposante, la suite allait l’être beaucoup
moins. Nous avons décidé de nous lancer dans un trek (randonnée) de 2 jours
dans le mythique Cañon del Colca, plus profond encore, semble-t-il, que le
Grand Canyon du Colorado (il y a à ce sujet une amusante polémique entre
péruviens et américains pour savoir qui a le plus gros : un des versants
du Colca offrant un dénivelé vertigineux de 3 000 m mais le deuxième de
« seulement » 1 200 m, le Grand Canyon est toujours universellement considéré
comme le plus grand du monde… sauf par les péruviens). Mais laissons-là ces
querelles de clochers et revenons à nos lamas. Je vous détaille rapidement le
programme, que vous vous rendiez compte du côté un peu dingue de l’entreprise.
Lever difficile à 2h30 du matin puis 3h de bus pour rallier la Cruz del condor.
Comme son nom l’indique, elle représente un point de vue privilégié pour
observer ces splendides rapaces, qui atteignent tout de même 3 m d’envergure
ailes dépliées. Heureusement qu’ils sont exclusivement charognards, sinon les
élevages de lamas et d’alpagas des environs ne seraient plus qu’un tas de
laine.
Petit
petit petit !
C’est là que prend fin
la phase « tourisme passif » et que débute la phase « tourisme
sportif ». Sac sur le dos, chaussures de rando, beau chapeau, short et
maillot, nous voilà partis pour 6 heures de marche parmi les paysages enchanteurs
du Cañon. Alors certes, pour le moment nous faisons essentiellement de la
descente (pour le moment…), mais avec le soleil qui cogne dur et le terrain
accidenté, nous sommes bien contents d’atteindre le fond de la vallée et
l’oasis où nous passerons la nuit.
Si la piscine de
« l’hôtel » est appréciable pour nos jambes fatiguées, en revanche
nous n’avions pas prévu l’absence d’eau chaude et d’électricité. Ça tombe bien,
on a oublié les lampes de poche, et c’est donc à l’aveuglette que nous
rejoignons nos chambres. Impossible du coup d’identifier les insectes nichant
dans nos lits.
Quel gros cañon, il paraît au moins aussi gros que le Grand Canyon
De toutes manières, nous n’avons pas vraiment eu
le temps de faire connaissance avec les bestioles, car le lendemain 5h,
rebelote, réveil encore plus difficile et c’est reparti pour la rando, sauf que
cette fois il faut surmonter les 1 200 m de grimpette… Une fois n’est pas
coutume, Cloé a fait preuve de bon sens et a loué une mule qui lui évitera
d’avoir à affronter la montée infernale. Bien lui en a pris, car il faut avouer
que cette deuxième journée de marche fut pour le moins physique (surtout qu’on
était à jeun, l’horreur). Enfin, pas pour tout le monde, puisque tandis que
nous luttons péniblement pour hisser nos carcasses fourbues jusqu’au prochain
col, notre guide, lui, parait voler au-dessus des cailloux. Pire, un
sympathique canadien que nous avions déjà rencontré et sa charmante femme,
enceinte de 4 mois à peine, nous doublent allègrement à l’approche du sommet… A
notre décharge, c’étaient des habitués de la grande randonnée, ce qui n’est pas
vraiment notre cas.
A maintes reprises nous avons cru que le plus dur
était derrière nous, le chemin laissant croire que nous avions atteint le
sommet, mais le virage suivant masquait en fait un nouvel écueil, puis un
autre… Heureusement le décor de carte postale qui s’offrait à nos yeux nous
redonnait du baume au cœur à chacune de nos (multiples) pauses. Nous avons bien
fini par arriver (et avant Cloé s’il vous plaît, bien que sa mule ait tenté
plusieurs dépassements délicats à flanc de falaise pour gagner du temps, elle
portait un trop lourd fardeau), exténués mais heureux d’avoir réussi. Et puis
le spectacle du cañon en contrebas constitue à lui seul une récompense qui vaut
bien quelques sacrifices.
Cloé la
feignasse et sa pauvre mule
Après avoir englouti
un petit-déjeuner qui nous a semblé le meilleur de notre vie, nous retrouvons
notre bus, qui nous amène, ô bonheur, jusqu’à un bassin d’eaux thermales qui a
accueilli à bras ouverts nos corps endoloris. On serait bien restés là des heures
à ne rien faire, mais déjà le bus nous invite à reprendre la route et profiter
des derniers arrêts de la journée, à savoir un arrêt panorama pour admirer les
magnifiques cultures en terrasses héritées des Incas puis un arrêt
« buffet à volonté », ou comment compenser en une heure à peine
toutes les pertes de graisses des deux derniers jours.
Attention à la marche
Le lendemain, nous et
nos courbatures empruntons un énième bus qui nous dépose, 5h30 plus tard, dans
la ville de Puno, au bord du légendaire Lac Titikaka (ou Titicaca, c’est selon)
et à quelques encablures à peine de la frontière bolivienne. La ville en elle-même
est plutôt fade, pour être honnête. Mais évidemment LA chose à voir ici, c’est
le lac, dont les caractéristiques principales sont le nom pour le moins
original, qui aura fait rire des générations d’écoliers, sa taille imposante,
quinze fois le lac Léman, et son altitude (3 800 m), qui en fait le lac
navigable le plus haut du monde.
Je vous épargne les jeux de mots sur le Lac Titicaca
Sur sa surface se
bousculent de petites îles flottantes habitables, ingénieusement construites en
totora, le roseau local. Nous avons accosté sur deux d’entre elles, les îles
Uros, où les habitants, qui ne parlent presque que l’aymara, un dialecte qui
lutte pour sa survie, nous ont fait visiter leurs huttes de roseau et nous ont
expliqué leur mode de vie, intimement lié au fonctionnement de leur curieuse
terre d’accueil artificielle. L’endroit possède un cachet certain mais devient
un peu trop touristique.
Même la tourelle du maître-nageur est en bambou
Le lendemain, nous
montons à nouveau dans un de ces bus que nous apprécions tant. 5h de route en
théorie, mais à la frontière bolivienne, surprise : une manifestation
contre l’exploitation des gisements miniers des environs empêche le passage des
véhicules. Qu’à cela ne tienne, nous voilà quittes pour une marche d’une bonne
heure, bagages sur le dos, afin de passer les barrages et rejoindre la ville de
Copacabana, sur la rive bolivienne du Titikaka. Notez que la célébrissime plage
de Copacabana, au Brésil, a été dénommée ainsi par le marin bolivien qui l’a
découverte en hommage à sa ville natale.
D’ici nous attend ensuite la visite de l’Isla del
Sol (Ile du soleil), située au beau milieu du lac (deux heures de bateau pour y
accéder). Nous fiant aux commentaires du Petit futé ou autre Guide du routard,
nous pensons nous livrer à une agréable journée détente. Et bien pas tout à
fait, puisque la traversée de l’île dans le sens de la longueur se révèle être
une exigeante randonnée de 11 km avec un dénivelé qui joue les montagnes
russes. Heureusement qu’on était déjà bien rodés, sans quoi nous aurions sans
doute raté le bateau retour ! Mais encore une fois, quels paysages ! A
gauche, une splendide baie aux eaux émeraude ; à droite, des reliefs quasi
désertiques ; droit devant, un bosquet d’eucalyptus ; et derrière
nous, le temple du soleil et sa table de sacrifice encore en usage (mais
toujours pas de sacrifices humains, Julien devra encore attendre). On a
l’impression de parcourir des kilomètres rien qu’en tournant la tête !
Là c'est plutôt la vue côté gauche
Ceci est un autel sacrificiel, et non une table de
pique-nique,
comme les tabourets pourraient le laisser penser
De
retour sur la terre ferme, nous enchaînons avec 4h de bus (entrecoupées par une
petite traversée en bateau, c’est amusant de voir le bac transporter le bus de
l’autre côté) pour rejoindre La Paz, capitale de la Bolivie. Perchée à 3660 m
d’altitude, ce qui en fait la capitale la plus haute du monde, la ville est
bâtie d’une manière pour le moins singulière : dans la vallée, le gigantesque
centre-ville moderne et bruyant, regroupant l’ensemble des institutions et des
activités touristiques, et sur les versants des collines environnantes, les
quartiers les plus populaires, s’apparentant parfois à des bidonvilles de
montagne. Dans les rues, on croise régulièrement de superbes policiers avec
costumes à galons ressemblant plus au général Alcazar de Tintin qu’à nos agents
de la paix français. N’ayant pas beaucoup de temps devant nous, notre visite
s’est cantonnée au centre historique et à quelques musées plutôt intéressants,
sur des thèmes divers : musée de l’or, pour bien se rendre compte que les
Incas devaient être vachement musclés du nez et des oreilles quand on voit la
taille de leurs bijoux en or massif ; musée de la coca, pour tout savoir des
différents usages et vertus de cette plante, ingrédient de base de deux des
plus dangereuses drogues de nos sociétés modernes, la cocaïne et le Coca-cola ;
et enfin musée de l’artisanat et des coutumes locales.
La Paz
centre et ses quelques passants ;
au fond, on distingue les collines couvertes
d’habitations précaires
Hélas c’est déjà fini
pour aujourd’hui, mais très bientôt (dans la mesure du possible, nous sommes
des hommes très demandés) vous pourrez profiter du grand feu d‘artifices final
de notre périple péruvien : Cusco, la Vallée Sacrée et le Machu Picchu !
NG
NG
jeudi 24 mai 2012
Tourisme 3
Mes camarades, peu
friands de grande littérature, m’ayant reproché à maintes reprises d’écrire des
articles très longs pour ne rien dire (allez savoir où ils sont allés chercher
ça…), je vais désormais raconter nos aventures de la manière la plus sobre
possible. Oui, c’est une véritable entrave à la liberté d’expression et pire à
mon talent littéraire (rien que ça), mais que voulez-vous quand on est un groupe
on doit parfois se rallier à l’opinion générale, même si visiblement elle se
fourre le doigt dans l’oeil. Allez hop c’est parti on n’a pas de temps à perdre
à lire des inepties :
3ème étape :
Arequipa, Lago Titikaka et Bolivie
(oui, du coup, pour raccourcir au maximum je suis obligé de condenser les
étapes, vous m’en voyez bien désolé)
Arequipa : ville
coloniale. Points d’intérêt : le couvent et la place. Rando de 2 jours
dans le Cañon del Colca, dur. Arrivée à Puno, au bord du lac Titikaka. Visite
des îles Uros. Bus jusqu’à Copacabana, côté bolivien du lac. Marche dans l’Isla
del sol. Visite de La Paz, capitale de la Bolivie, avec beaucoup de musées.
Y’a pas à dire, c’est bref et concis, on accède
facilement à l’information principale, et pas de jeux de mots débiles qui font
perdre le fil. Pas de photos non plus, non, mais le texte se suffit à lui-même,
on s’y croirait.
Dans le prochain article, nous vous relaterons (brièvement) la
visite de Cusco, du Machu Picchu, de l’Argentine, du Chili, nous ferons le
bilan du projet Pérou, celui du projet Equateur bien qu’il n’ait pas encore
commencé, et nous rajouterons une recette de cuisine, un commentaire de match
de foot et une dissertation sur le sujet suivant : «La place du
cochon d’Inde dans la culture andine». Le tout dans un seul article d’une
vingtaine de lignes, ce qui vous évitera d’avoir à vous connecter sur le blog
dans les mois qui viennent.
NG
mardi 15 mai 2012
Miam miam ! Rico Rico !
Comme on vous connait bien (oui oui, il parait qu’on a été des enfants avant vous… à moins qu’on ne le soit encore…), on a décidé d’écrire un article sur ce qui vous intéresse le plus. Non pas les jeux vidéo, ni le dernier cours de vos supers profs, mais sur l’alimentation au Pérou !
Et ça vous fait une petite pause en attendant le reste de nos aventures trépidantes ;)
J’espère que vos papilles sont prêtes car il y a beaucoup de choses à dire !
Au Pérou, on trouve des aliments identiques mais aussi très différents de la France, et qui n’existent que dans les Andes ! Leur manière de cuisiner est aussi différente.
Tout d’abord on va voir les différents types d’aliments du Pérou. En italique sont indiqués les noms des aliments en espagnol. S’il n’y a que le nom en espagnol, c’est qu’il n’y a pas de traduction possible : c’est un aliment qui n’existe que dans les Andes. Et oui, un peu de vocabulaire espagnol en plus !
Féculents et légumineuses :
-Riz (à tous les repas) = arroz
-Pommes de terre (=papas), il en existe plus de 3000 espèces dont la patate douce (camote).
-Maïs (=maiz), il en existe aussi une multitude d’espèces qui peuvent être de différentes tailles et couleurs. Le choclo est du maïs doux, il est bouilli et vendu dans la rue accompagné de fromage.
-Pâtes (=pasta) : spaghetti, tagliatelles ou nouilles chinoises
-Lentilles (=lentejas)
-Manioc (=yucca)
-Haricots blancs (=frijoles)
-Pois chiches (=garbanzos)
-Quinoa
-Oca, aussi appelé Arracacha (pas de traduction française!) et pas encore testé !
-Banane frite (=plátano)
Les féculents !
Au premier plan à gauche, c'est l'oca. Et à droite dans le tissu jaune, c'est une sorte de pommes de terre blanches !!
Sources de protéines :
-Poulet (=pollo)
-Poule (=gallina)
-Lapin (=conejo)
-Truite (=trucha)
-Dorade (=dorada)
-Fruits de mer (moules, couteaux…) (=mariscos)
-Bœuf (=buey quand il s’agit de l’animal ; res ou vaca quand il s’agit de la viande)
-Porc (=cerdo pour l’animal et la viande)
-Canard (=pato)
-Chevreau (=cabrito)
-Veau (=ternero pour l’animal et ternera pour la viande)
-Œuf (au plat, brouillé, en omelette) (=huevo)
- Quesillo, fromage fait à partir du petit lait
Un bar restaurant typique, ca donne envie non ?
Légumes :
-Oignon rouge (partout, mais vraiment partout !)
-Salade verte
-Tomate
-Avocat (énorme!)
-Chou
-Courges dont le zapallo, sorte de courge gigantesque
-Epinards
-Carottes
…
Fruits :
-Ananas
-Citron vert
-Citron jaune
-Banane
-Orange
-Mandarines (vertes mais mûres)
-Pommes (minuscules et quasiment sans pépins)
-Fruits de la passion (maracuya ou granadilla)
-Tomate en arbre, en fait appelée aubergine (berengena)
-Poro poro (cf photo)
-Figue de Barbarie (Tuna) (pas encore testée)
-Lucuma (pas encore testé non plus)
-Chirimoya (ressemble à une pastèque extérieurement, très bon en glace !)
…
A gauche, une granadilla ou fruit de la passion, bon et sucré !
A droite, un poro poro, se pèle comme une banane mais contient plein de grains un peu acides !
Au Pérou, comme en France, les aliments dépendent des régions géographiques :
-sur la côte, on trouve beaucoup de poissons et de fruits de mer ;
-dans les hauts plateaux, on mange surtout de la poule et de la truite arc-en-ciel d’élevage ;
-dans la jungle, les gibiers et les poissons de fleuve (l’Amazone) sont les plus consommés.
Dans tout le pays, malgré la diversité des aliments, on retrouve le plus souvent dans les assiettes : du riz, des pommes de terre (à l’eau ou frites), de la poule, de la truite ou de l’oeuf. Les Péruviens mangent peu ou pas de légumes. Les fruits ne sont jamais mangés comme dessert mais les Péruviens n’oublient jamais d’en emporter pour les longues balades. Certains fruits sont aussi utilisés pour faire des confitures : la berengena, le chirimoya ... Et ils existent tous en glace !
De plus, dans chaque plat on retrouve systématiquement au moins deux féculents. Notre record personnel : 5 ! Riz, pommes de terre à l’eau, maïs, pois chiches et manioc !
Maintenant, abordons le thème des BOISSONS !
-Eau : l’eau du robinet n’est pas potable, ils doivent en acheter en bouteille ou la faire bouillir pour éliminer les bactéries !
-Café : Dans les restaurants, on sert de l’essence de café que l’on doit allonger avec de l’eau chaude.
-Thé : les plus communs sont camomille, anis, clou de girofle-cannelle et à la coca, appelé maté de coca et normalement utilisé contre le mal des montagnes (soroche). Ici on nous a dit que les bonbons au citron vendus dans la rue étaient plus utilisés. Nous n’avons pas eu à les utiliser ni l’un, ni l’autre car, par chance, aucun de nous n’a eu le mal des montagnes. J
Les Péruviens boivent beaucoup de thé, notamment en mangeant. C’est probablement dû au fait qu’ils doivent faire bouillir l’eau pour la rendre potable, donc en même temps ils se font un thé… au lieu d’attendre que l’eau refroidisse !
-Boissons gazeuses : on sent l’influence des Etats Unis, beaucoup de grands formats dans les supermarchés, jusqu’à 5L ! LA boisson gazeuse du Pérou est l’INCA KOLA. Malgré sa couleur jaune fluo et son goût bubble gum, c’est une boisson rafraichissante. Les Péruviens en sont très fiers et c’est le premier soda du Pérou en termes de vente !
-Bière : l’autre boisson préférée du Pérou ! Il en existe une petite quinzaine : Pilsen, Cristal, Trujillo… et la meilleure la Cusqueña. La plupart sont des bières blondes, il existe peu de brunes.
L’inca kola, en bouteilles de 3 L ! La Cusqueña.
-Chicha : sorte de bière de maïs fermentée alcoolisée, ayant plutôt la consistance d’une soupe. Parfois certains ajoutent de la pomme pour donner du goût, ce qui donne de la chicha de manzana.
-Chicha morada : à base de maïs pourpre et non alcoolisé. Ça ressemble à un vin chaud tiède et dilué à l’eau et avec un petit goût de cannelle.
-Pisco : sorte de marc de raisin, très alcoolisé, proche de 40°. Pour que ce soit plus buvable, un cocktail a été créé : le Pisco Sour, composé de Pisco, de blanc d’œuf, de jus de citron vert, de sucre et de glace pilée. Le mélange de ces ingrédients est assez surprenant au premier abord, mais c’est un cocktail bon et sucré !
-Vin : Les vins du Pérou ne sont pas fameux d’après les Péruviens, sauf ceux de la région d’Ica. Ici se boivent plus facilement les vins du Chili et d’Argentine. Nous avons testé un vin de la région d’Ica qui s’appelle Ocucaje, issu d’un cépage Cabernet Sauvignon : une bonne surprise !
-Jus de fruits : dans la rue, se vendent très facilement des jus de fruits frais pressés, de tout type de fruit, parfois de plusieurs fruits. Nous avons déjà testé les jus de pomme, de fruit de la passion, et de carambole, très bons !
Vin d’Ocucaje. Et LE Pisco Sour, consistance crémeuse grâce au blanc d’oeuf battu !
Pour vous faire une idée de ce qui se mange ici, voici un MENU TYPE :
Petit déjeuner
Salé !
Café ou thé avec Avocat, œuf sur le plat, petits pains, cachangas (pâte à pain étalée pour former une galette et frite dans de l’huile, miam !).
En fait, les péruviens mangent plus souvent un caldo en guise de petit-déjeuner ; nous on a eu le droit d’y échapper le plus souvent… Un caldo est un bouillon de poule auquel est ajouté des pâtes, des pommes de terre, du blé concassé et/ou des jaunes d’œuf durs. Et pour ajouter du goût, des petits morceaux de céleri, carottes et des pattes de poule !
Déjeuner
Entrée (systématique)
Un caldo ou parfois une soupe à la farine, pour donner de la consistance et tenir au corps. Ou encore des papas a la huancaina (voir plus loin dans l’article).
Plat
Du riz, des pommes de terre (débordants presque de l’assiette) avec une petite cuisse de poule, le tout allégrement aspergé de sauce.
Accompagnement : du piment d’ici, l’ají ou roccoto. Il est très fort, surtout pour nos papilles non expérimentées ! Par contre, il n’y a jamais de sel ou de poivre à table !
Dessert
Le plus souvent absent dans les « pensions », repas unique et pas cher au restaurant. On a quand même eu le courage d’essayer des gélatines aromatisées au sirop de framboise et du riz au lait au café… essais non concluants. Heureusement, le manjar blanco remonte la côte des desserts que nous avons eu l’occasion d’essayer, aussi appelé dulce de leche ou confiture de lait.
Dîner
Soit un caldo, soit un plat du même genre qu’au midi, soit quelques cachangas avec une boisson à base d’avoine.
A table dans les pensions, on a une cuillère pour l’entrée, une fourchette pour le plat mais pas de couteau, on mange avec les mains ou on se débrouille !
Et toujours un jus de fruit, ici fruit de la passion.
Ceci était un menu de tous les jours, maintenant voyons quelques spécialités typiques péruviennes.
Ceviche
Plat de poisson cru. La dorade est la plus souvent utilisée, mais il peut être aussi fait avec des crevettes, de la truite ou un peu de tout (surtout des fruits de mer).
Le poisson est mariné dans du jus de citron vert, il est servi avec des oignons rouges crus, du maïs doux et une patate douce, et pimenté à l’ají.
Dans la rue, il se vend des ceviche dans un verre, appelés leche de tigre.
Ají de gallina
Des petits morceaux de blanc de poulet dans une sauce à base de pain-lait-ail-oignon-ají, servis avec riz et pommes de terre à l’eau, coupées en rondelles.
L’aji de gallina à votre gauche. Sous la sauce pimentée se trouvent quelques pommes de terre, en plus du riz ! A droite, une soupe à la farine avec de l'eau et quelques légumes.
Papa rellena
Pommes de terre recomposées, farcies à la viande et aux oignons. Cuites ensuite frites dans de l’huile. (pas encore testées mais ça a l’air intéressant J )
Papa a la huancaina
Pommes de terre cuites à la vapeur, coupées en tranches et recouvertes d’une sauce jaune, préparée à base de fromage frais, d’œufs et d’ají.
Une entrée de « papa a la huancaina » avec un superbe jus de mangue
Pollo a la braza
C’est le repas dominical typique, accompagné d’INCA KOLA. Un poulet rôti accompagné d’une salade de légumes et de frites, miam !
Cuy frito
C’est un ¼ de cochon d’inde frit, accompagné de pommes de terre et riz ! C’est un plat national et c’est le meilleur qu’on peut vous offrir au Pérou. Pour l’avoir testé, on peut vous dire que c’est impressionnant dans l’assiette, surtout quand on a la tête. C’est une viande très pauvre en cholestérol, ressemblant à du lapin mais très compliqué à manger avec les petits os…
Un beau morceau de poulet braisé, des frites, des légumes et un verre d’Inca Kola .
On est dimanche !!
On allait oublier de vous parler du fromage ! La région de Cajamarca est très fière de ses fromages, à tel point qu’on trouve une fromagerie dans chaque rue. Mais pour être honnête ça n’a rien de comparable avec ce qu’on peut trouver en France ! Il ne s’agit que de fromage au lait de vache et à pâte pressée (type emmental).
Dernière chose : au Pérou, on trouve des restaurants typiques et aussi beaucoup de restaurants chinois. Ils sont appelées Chifa et on y sert une cuisine sino-péruvienne, avec des spécialités mélangés des deux pays. Par exemple, l’arroz chaufa est composé de riz avec des morceaux d’omelette, des petits pois et des petits bouts de poulet, et tout ça fait au wok. En plus d’être bon, les chifa servent des quantités astronomiques !
Cochons d’inde, avant et après la cuisson !!
Cloé.
Inscription à :
Articles (Atom)




